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Bien avant la crise sanitaire, dans le contexte d’évolution de la permanence des soins mis en place par l’ARS. Au départ, c’était un pari. On a lancé la régulation en avril 2016 avec une quinzaine de bénévoles. L’objectif était de trouver une solution à l’afflux de patients lors des gardes les dimanches et jours fériés. Cela passait par la présence d’un chirurgien-dentiste au sein des centres de régulation Samu-Centre 15. Durant six mois, on a assuré cette régulation de manière totalement bénévole car le statut de régulateur n’existait pas.
L’ARS nous avait promis un budget en 2017 qui a finalement été supprimé alors qu’il était prouvé que l’on faisait des économies à l’Assurance Maladie. Bref, on s’est battu durant deux ans pour avoir des moyens. Finalement, c’est Olivier Véran, rapporteur des affaires sociales, qui a fait voter juste avant la crise sanitaire un amendement pour une reconnaissance du statut de chirurgien-dentiste régulateur au Centre 15. Mais il n’y avait toujours pas la rémunération…
Après la crise sanitaire, en juillet 2020. Durant le premier confinement impliquant la fermeture des cabinets, nous avons mis en place un vrai SAMU dentaire en Isère, avant même le développement d’une régulation au niveau national. Notre département était donc déjà avant-gardiste. Mais il a fallu une petite grève des gardes durant cinq semaines pour vraiment faire bouger les lignes. On a rédigé un article 51 avec un cahier des charges national et une déclinaison régionale sur la base de quatre départements concernés en Auvergne-Rhône-Alpes.
Cette rémunération est calquée sur celle des médecins, à savoir 90 euros de l’heure pour quatre heures au minimum de vacation les week-ends et jours fériés. Mais en Isère, on est plutôt sur des vacations de six heures.
Au départ, nous avions un pool de 30 régulateurs. Malheureusement, après la crise sanitaire, on a constaté une chute de l’engouement. Aujourd’hui, on peut compter sur la mobilisation d’une quinzaine de régulateurs mais on va continuer d’en former de nouveaux avec le soutien actif d’Adeline Salliot, en charge de la partie formation. On espère notamment faire venir davantage de retraités. Des démarches sont en cours pour que leurs vacations soient défiscalisées. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Avec les poids des charges, le système n’est absolument pas motivant financièrement pour eux.
En moyenne, une centaine entre 8 heures et 12 heures. On dispose de 32 plages d’urgences disponibles. Il faut donc faire des choix. La présence d’un dentiste au Centre 15 permet d’apporter la réponse adéquate, sans orienter systématiquement le patient vers le dentiste de garde, lorsqu’il ne s’agit pas d’une urgence.
L’objectif, c’est d’éviter un engorgement inutile des gardes, et d’être plus efficient pour les urgences effectives. On envoie donc en priorité les traumas et les problèmes hémorragiques dans les cabinets de garde. La téléprescription fonctionne bien pour les infections et les autres cas pathologies bénignes. Tous les régulateurs ont été formés avec un tutoriel pour identifier les critères de sélection.
On travaille avec le SAMU 38 pour sécuriser davantage la téléprescription via un QR code infalsifiable. Ainsi, seul le pharmacien pourra prendre connaissance de l’ordonnance avec un accès sécurisé. Autre axe de travail, l’optimisation du logiciel Dentigarde, financé dès l’origine par l’URPS. Ce logiciel a été conçu pour l’automatisation des gardes et la création d’un planning en ligne. On l’a progressivement amélioré avec l’apport de la géolocalisation, de la téléprescription, d’un agenda partagé…
Enfin, j’espère que cette phase d’incubation et l’article 51 aboutira à une généralisation de cette régulation dentaire dans tous les départements qui en ont besoin.
À SAVOIR
Depuis l’inscription du statut de régulateur dentaire dans l’article 51, l’Isère et la Loire ont obtenu le financement de deux dentistes par garde, contre un pour le Rhône et la Drôme. Au total, l’expérimentation est menée sur 26 départements en France. Les chirurgiens-dentistes régulateurs sont financés par le fond pour l’innovation du système de santé de l’Assurance Maladie.
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