Cumul emploi-retraite : tout ce qu’il faut savoir !

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Alerté par le mail d’un confrère, l’URPS CD ARA a voulu savoir dans quelles conditions et selon quels critères un chirurgien-dentiste pouvait bénéficier du cumul emploi-retraite. Les réponses du Dr Marie-Hélène Fahy, vice-présidente de la CARCDSF. Instructif…

 

Un chirurgien-dentiste du Rhône nous a écrit pour se plaindre du manque de considération de sa caisse de retraite dans le cadre d’un cumul emploi retraite. Est-il exact que le cumul emploi-retraite ne génère pas de points retraite supplémentaires ? 

Non, c’est faux. Depuis janvier 2023, les praticiens qui bénéficient du CER total ont des droits supplémentaires dans le RBL (Régime de Base des Libéraux) et ceci rétroactivement. Depuis janvier 2024, ces droits supplémentaires s’appliquent pour le régime complémentaire (RC) mais il n’y a pas de rétroactivité.

 

À combien s’élèvent ces droits supplémentaires ?

Ces droits supplémentaires ouverts, nommés « surcote », s’élèvent à 1,25% par trimestre, soit 5% par an au-delà du taux plein. Ce taux s’applique au RBL et au RC depuis le décret d’application du 1er janvier 2024. À noter que cette surcote est limitée à 25%, soit cinq ans. En cas d’arrêt précoce, une décote est appliquée. Elle est aussi de 1,25% par trimestre, soit 5% par an. Cette décote s’applique en cas d’arrêt avant l’âge légal de départ à la retraite (64 ans). Il faut donc vérifier en fonction de votre année de naissance.

 

Marie Hélène Fahy.

Le Dr Marie-Hélène Fahy.

 

Quelle est la différence entre cumul emploi-retraite intégral et partiel ?

Le CER (Cumul Emploi-Retraite) partiel concerne les praticiens qui ne remplissent pas les conditions du CER Total. En l’occurrence, s’ils n’ont pas atteint l’âge du taux plein ou s’ils n’ont pas le nombre de trimestres requis. Dans ce cas, ils sont plafonnés au niveau du BNC et cotisent à perte.

 

En cas de CER, faut-il rester inscrit au CDO et conserver une RCP ?

Oui, il est indispensable de conserver son inscription au CDO et de garder une RCP (responsabilité civile professionnelle).

 

Cette option du CER a-t-elle des adeptes ?

Oui, de plus en plus de confrères s’orientent vers le CER pour 2 à 4 ans environ.

 

Pouvez-vous rappeler quel est l’âge légal de départ à la retraite pour un chirurgien-dentiste ?

Pour les praticiens nés après 1968, l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 64 ans. Pour ceux nés avant, il y a un report en fonction de la date de naissance. Cette information est facile à trouver sur le site de la CARCDSF en cliquant sur votre espace personnel. Le nombre de trimestres est de 172 pour ceux nés depuis 1965.

 

Comment et à qui faire sa demande ?

Les confrères préparant leur retraite et souhaitant continuer une activité doivent aller sur leur site personnel et effectuer les différentes simulations. Ensuite, il leur faudra prendre rendez-vous à la caisse pour décider en toute connaissance de cause.

 

Quels conseils peut-on donner aux confrères qui préparent leur retraite et souhaitent continuer d’exercer ?

Ne pas hésiter à solliciter leur caisse de retraite.

 

Cette dernière dispose aussi de commissions auxquelles participent les administrateurs élus :

 

  • Recours amiable en cas de problème de règlement des cotisations.

 

  • Action sociale. Dans ce domaine, de grandes avancées ont été enregistrées ces dernières années. Ainsi, les enfants bénéficiant d’une rente éducation la perçoivent désormais jusqu’à la fin de leurs études (avant jusqu’à 25 ans seulement).

 

De nouvelles prestations ont aussi été votées et appliquées, notamment pour les femmes enceintes : IJ pendant leur congé maternité.

Pour les seniors percevant de toutes petites retraites, il y a des aides possibles sur dossier avec un barème régulièrement revalorisé.

Enfin, des aides exceptionnelles ont été accordées en fonction de circonstances particulières (praticien paraplégique, incendie, intempéries…).

 

  • Contrôle et déontologie. Cette commission intègre une vérification et un contrôle des frais des administrateurs par des membres élus de la CARCDSF non-membres du bureau, ainsi qu’une vérification aléatoire des factures et des marchés passés.

 

  • Statuts : gère les statuts de la caisse, les différents collèges de vote.

 

  • Marchés : gestion et contrôle des différents marchés passés par la caisse.

 

  • Invalidité : gestion des praticiens malades qui doivent s’arrêter et ceux qui ensuite ne peuvent reprendre et passent en invalidité. À ce moment-là, ils perçoivent une rente invalidité jusqu’à l’âge légal de leur retraite.

 

 

Quel est l’autre rôle de la CARCDSF ?

Gérer au mieux vos cotisations ! Cette gestion rigoureuse a permis jusqu’en 2023 de ne pas toucher aux réserves. Cela passe par des placements sûrs, sécurisés, rentables et diversifiés.

Des placements gérés et suivis par un service dédié sous l’égide de notre directeur, de l’agent comptable et validés par la Commission de placement des fonds.

 

Vous voulez, vous aussi, nous faire parvenir des informations ou obtenir des réponses à vos interrogations ? Contactez-nous via la boite mail de l’URPS CD ARA : contact@urps-cd-ara.fr

 

À SAVOIR

L’URPS CD ARA organisera le 24 octobre 2024 une conférence sur la retraite et les conséquences de la réforme pour les chirurgiens-dentistes. Les inscriptions seront prochainement ouvertes sur le site de l’URPS CD ARA.

Crédit photo : © Deposit photos

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