Enquête épidémiologique : des résultats édifiants !

Lancée en décembre, la grande enquête sur l’impact de la Covid-19 dans vos cabinets a enregistré un taux de participation exceptionnel avec plus de 1 600 formulaires réceptionnés. Une adhésion massive pour des résultats riches d’enseignements et un constat : notre profession n’a pas été épargnée !

Jamais, une enquête menée par la profession n’avait bénéficié d’un tel engouement. Après le dépouillement de tous ces formulaires, un constat s’impose : notre profession a payé le lourd tribut des soignants à la pandémie de coronavirus.

> Télécharger l’intégralité des résultats et notre analyse

Premier enseignement de cette enquête inédite : au 15 décembre, la profession de Chirurgien-Dentiste recensait deux fois plus de contaminations que dans l’ensemble de la population française ! Concrètement, en Auvergne-Rhône-Alpes, la proportion de chirurgiens-dentistes contaminés par la Covid-19 atteint 9.77 % contre 5.53 % au niveau national.

Deux fois plus de contaminations en Rhône-Alpes qu’en Auvergne

Sans doute en raison de l’urbanisation et de la densité de population des grandes métropoles, les praticiens des départements de Rhône-Alpes (10,07%) ont été deux fois plus touchés que ceux d’Auvergne (5,59%). Au « triste » palmarès des départements les plus impactés par la pandémie, on retrouve la Savoie (12,66%), le Rhône (12,57%), la Haute-Savoie (11,46%) et l’Ardèche (11,11%). A un moindre niveau, les chirurgiens-dentistes de l’Ain (8,6%), de l’Isère (8,54%), de la Drôme (8,51%) et de la Haute-Loire (7,41%) ont aussi été contaminés. En revanche, le virus a eu peu de prise sur nos confrères de la Loire (4,93%), du Puy-de-Dôme (3,05%), de l’Allier (2,94%) et du Cantal (moins de 2%).

Autre enseignement de cette étude régionale, une majorité des praticiens a contracté précocement la Covid-19 durant les mois de février (10 %), mars (28%), octobre (30 %) et novembre (16%). Corollaire, on peut féliciter le CNO d’avoir conseillé la fermeture des cabinets mi-mars. Cette mesure radicale a permis de se doter des équipements et de protections adéquates alors que la progression du début d’année était vertigineuse.

Selon notre enquête, l’impact de la pandémie a été encore plus sévère dans les rangs du personnel des cabinets. Chez les assistants et le personnel administratif, le taux de contamination y atteint ainsi 16%, avec de nombreux cas enregistrés en octobre (38%) et en novembre (29%).

A noter que selon les déclarations recueillies, la majorité des contaminations serait survenue dans le cadre de la vie personnelle (62%). Ainsi, les confrères et leur personnel estiment leurs EPI efficaces au sein du cabinet. Malgré le risque avéré de notre exercice professionnel, les chirurgiens-dentistes ont donc été moins contaminés que la plupart des autres professionnels de santé.

Une stratégie de prévention efficace

« Il y a trois grands enseignements à retenir. D’une part, compte tenu de la situation, la fermeture de nos cabinets, mi-mars, a permis de freiner radicalement la circulation de l’épidémie dans l’entourage des chirurgiens-dentistes ; d’autre part, l’impact de la Covid-19 sur les professions de santé a été annonciateur des futures vagues épidémiques, ce qui a permis au CNO de réagir rapidement et efficacement ; enfin, paradoxalement, on constate que le danger de contamination se situe dans l’environnement familial et privé plutôt qu’au cabinet », analyse le docteur Marie-José Goumy, trésorière de l’URPS CD ARA.

« On constate aussi que les chirurgiens-dentistes, pourtant très exposés, ont été moins contaminés que les autres soignants. Le fait d’être parmi les professions de santé les moins impactées prouve l’efficacité de nos campagnes d’information précoce, d’approvisionnement en EPI et en 200 000 tests antigéniques. En tant que soignants les plus exposés, ce taux de contamination prouve surtout la discipline, la rigueur et l’organisation de toute une profession ! », insiste le docteur Eric Lenfant, président de l’URPS CD ARA

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1 Comment

  • Bonjour. Très exposés certes mais parmi les soignants, vous avez oubliés la raison essentielle à mon avis de notre faible contamination : sur vos conseils, aucun patient porteur du virus ,ou qq symptômes ne pénétrait ds le cabinet !!!!! Ce n est pas le cas des medecins, infirmières ou pharmaciens…. :)))

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